« Avant de préparer cette thèse, j’ai fait des études en agronomie. Cela m’aide à voir la réalité qui se cache derrière l’immense tableau rempli d’informations sur mon ordinateur. »

Les chercheurs

Lore-Élène Jan

Université de Bourgogne
Economie et gestion

Comment les fermes s'en sortent-elles dans les zones difficiles à cultiver ?

Lore-Élène Jan est jeune chercheuse en économie agricole à AgrosupDijon. Elle travaille au CESAER*, un laboratoire où des chercheurs s’intéressent à l’agriculture et à la manière dont celle-ci évolue. Lore-Elène étudie des fermes situées dans des zones difficiles à cultiver, que les chercheurs appellent "zones intermédiaires". Elle cherche des solutions pour que ces fermes s’en sortent mieux, malgré les conditions difficiles auxquelles elles font face. Pour cela, elle cherche les caractéristiques des fermes qui réussissent bien, en utilisant des informations sur des centaines de fermes.

* Centre d’Économie et de Sociologie appliquées à l’Agriculture et aux Espaces Ruraux

 

Les agriculteurs ont besoin de gagner assez d’argent pour vivre de ce que produit leur ferme. Cependant, dans certaines régions, les conditions sont plus difficiles que dans d’autres. Par exemple, il existe des zones où la qualité du sol complique la culture des céréales, comme dans le nord de la Bourgogne, où il y a beaucoup de cailloux et un sol peu profond. En cas de sécheresse ou de gel, ces zones subissent aussi plus de dégâts. Là-bas, les agriculteurs cherchent des solutions au quotidien pour s’adapter à ces conditions. Cette capacité à s’adapter et trouver des solutions, c’est ce que les chercheurs appellent "résilience". Quelles sont les caractéristiques des fermes résilientes dans ces zones difficiles à cultiver ? C’est ce que cherche Lore-Elène.

Pour cela, elle utilise un énorme tableau sur son ordinateur. Celui-ci contient de nombreuses informations sur un très grand nombre de fermes du nord de la Bourgogne, comme la taille de la ferme, les différentes cultures, etc. Lore-Elène souhaite classer les fermes en leur donnant une note qui traduit leur capacité à s’adapter. Pour cela, elle réfléchit aux calculs à faire pour donner une bonne note aux fermes les plus résilientes. Elle utilise plusieurs critères présents dans sa base de données pour déterminer quelles fermes s'en sortent le mieux, notamment la quantité de céréales produite dans chaque ferme.

Ensuite, Lore-Elène utilisera les autres informations contenues dans son ordinateur pour comprendre quelles sont les caractéristiques communes de ces fermes qui s’en sortent le mieux. Cela pourrait peut-être aider les autres fermes à développer des stratégies pour améliorer leur situation.

Objectifs

  • Trouver une méthode pour identifier les fermes les plus résilientes
  • Proposer aux agriculteurs ayant des fermes dans des zones difficiles des stratégies pour mieux s’en sortir