« Pour étudier les écosystèmes, il faut travailler sur le terrain… mais il faut aussi des mathématiciens ! »

Les chercheurs

Virgile Baudrot

Université de Franche Comté
Sciences de la vie et de la terre

Comment les contaminants se déplacent dans les écosystèmes ?

Un écosystème. Tout le monde a déjà entendu le mot mais sa définition reste peu connue. D’après Tansley (en 1935), un écosystème, c’est à la fois un lieu (comme une prairie ou une rivière), l’ensemble des organismes qui y vivent, mais aussi les interactions entre tous ces composants et à toutes les échelles : des molécules aux populations, des cellules aux paysages... Parmi ces interactions, les interactions trophiques désignent les relations entre une ressource et son consommateur : une souris et un chat, de l’azote et une plante, de l’herbe et une vache, du sang et un moustique.

Ces interactions trophiques sont les voies privilégiées de diffusion des pollutions chimiques et des maladies infectieuses. Des métaux «lourds» qui sont présents dans le sol peuvent se retrouver dans les plantes qui y poussent, puis dans les animaux qui se nourrissent de ces végétaux, puis dans les animaux qui se nourrissent des animaux précédents… Et on peut faire le même raisonnement avec un parasite qui se balade d’espèce en espèce.

Dans sa thèse, Virgile contribue à une meilleure compréhension de ces mécanismes en utilisant les mathématiques. Il travaille à partir de données prélevées par ses collègues sur le terrain pendant plusieurs années. Il espère ainsi apporter des éléments de réponse aux deux questions suivantes : comment les contaminants se transfèrent dans les écosystèmes ? Comment les écosystèmes répondent à ces contaminations ?

Objectifs

Traiter mathématiquement les milliers de données prélevées sur le terrain par des écologues (crottes de renards, pelotes de chouettes…)

Mieux comprendre les liens entre proies et prédateurs dans les écosystèmes

Étudier la circulation d’un parasite à travers ces échanges